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ENVIRONNEMENT

Tchad : la poussière et les vents forts pourraient durer plusieurs jours, selon l’ANAM

Admin mai 2, 2026 0

Un épisode de vents accompagné d’une forte concentration de poussière a affecté plusieurs provinces du Tchad dans la matinée du 30 mars 2026. L’Agence nationale de la météorologie (ANAM) a, dans un communiqué, indiqué que le Ouaddaï, le Borkou, le Kanem, le Hadjer-Lamis ainsi que la ville de N’Djamena sont concernés.

 

Selon l’ANAM, « les concentrations de poussière restent extrêmement élevées », avec des niveaux compris entre « 400 et 500 microgrammes par mètre cube ». L’agence précise également que « des vents modérés à forts, oscillant entre 18 et 36 km/h, se maintiendront pendant au moins 24 heures », favorisant « le transport continu de poussière depuis les zones sahariennes, notamment la région du Bodélé ».

 

Visibilité réduite et risques sanitaires

Cet épisode a entraîné une visibilité réduite sur les axes routiers et en milieu urbain, perturbant ainsi le trafic. L’agence signale par ailleurs une « augmentation des symptômes respiratoires », notamment chez les personnes vulnérables. « Toux, irritation des voies respiratoires et difficultés respiratoires » figurent parmi les symptômes rapportés.

 

Mesures recommandées

L’ANAM recommande de « limiter les activités extérieures », en particulier pour « les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires ». Le « port de masque de type FFP2/N95 » est conseillé lors des déplacements. Il est également recommandé de « fermer les fenêtres et les portes », de « protéger les yeux » et de « se laver régulièrement le visage et les mains ». Les personnes sous traitement sont invitées à « le maintenir et à consulter en cas d’aggravation ».

 

Évolution attendue

Selon les prévisions de l’ANAM, « la poussière et les vents persistants pourraient se maintenir jusqu’à la fin de la journée » et « se prolonger 1 à 2 jours supplémentaires », en fonction de l’évolution des vents dominants « nord / nord-est ».

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Économies de la zone CEMAC : ‘’La situation est encore positive »

Pendant environ 6 heures, les administrateurs ont échangé à huit clos. Une session ‘’très riche’’, selon Yvon Sana Bangui, au sortir des travaux. Tenue quatre jours après la première session de l’année du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque, ce Conseil d’administration a permis de diagnostiquer la situation macro-économique de la sous-région. ‘’Il est ressorti que la zone poursuit un niveau de croissance, bien que rétracté, mais reste résilient à 2,9% projeté en 2026 contre 3,5% (en 2025). Au niveau de l’inflation et des maîtrises des prix, nous poursuivons la dynamique baissière, avec un taux d’inflation (2,3% en 2026 contre 2,1% en 2025) qui reste globalement en dessous du seuil communautaire. Toutefois, il faut relever les déficits budgétaires qui s’améliorent et également une dégradation au niveau des comptes courants’’, développe le gouverneur. Lire aussi : Economie : baisse de la croissance et légère augmentation de l’inflation dans la zone CEMAC en 2026 Globalement, poursuit-il, l’économie de la zone CEMAC ‘’continue de faire preuve de résilience avec une amélioration au niveau de nos réserves de change qui sont passés de 4,22 mois en décembre 2025 à 4,52 mois au 28 février 2026. Cela traduit les efforts soutenables au niveau de nos économies’. Le Conseil a également traité plusieurs projets de règlement communautaire, notamment ceux liés à la vulgarisation des QR codes, des outils devant permettre une accélération de l’inclusion financière par la digitalisation des paiements. Ces textes vont être soumis à l’approbation du Comité ministériel. Lire aussi : CEMAC : le Tchad parmi les économies les plus dynamiques en 2026 L’un des points de satisfaction majeurs des administrateurs de la Banque et la clôture de l’arrêté des comptes de la BEAC. ‘’La Banque continue de faire preuve de rigueur dans la gestion de ses ressources budgétaires avec un résultat bénéficiaire à hauteur de 300 milliards enregistrés (…) la situation est encore positive. Tout le monde doit mettre la main à la pâte pour faire passer au vert tous les indicateurs macro-économiques de notre sous-région’’, lance Yvon Sana Bangui.

Sila : à Goz-Beïda, un concours écologique pour éveiller les élèves à la protection de l’environnement

À l’heure où les défis environnementaux deviennent de plus en plus pressants, l’école centre « A » de Goz-Beïda a servi de cadre, ce vendredi 25 avril, à un concours écologique réunissant élèves, enseignants, parents et autorités locales. L’initiative est portée par l’Agence nationale de la Grande Muraille verte, à travers un projet visant à améliorer l’accès à l’énergie au Tchad. L’objectif est clair : sensibiliser les plus jeunes aux enjeux environnementaux et les encourager à adopter des comportements responsables dès le bas âge. Présidant la cérémonie, le Secrétaire général de la province du Sila, Ali M’bodou Djibrine, a dressé un constat préoccupant. Selon lui, la dégradation des ressources naturelles dans la province est déjà visible, notamment à travers la surexploitation du bois, la pression sur les forêts et la recrudescence des feux de brousse. Face à cette situation, il appelle à une mobilisation collective, avec un rôle central accordé à la jeunesse.<< Vous êtes les premiers concernés par l’avenir de notre environnement. Ce concours est une occasion de montrer votre engagement. L’arbre que vous plantez aujourd’hui protégera notre environnement de demain >>, a-t-il déclaré devant les élèves. Dans son intervention, il a également insisté sur la responsabilité partagée : •les enseignants, pour encadrer et guider les élèves ; •les parents, pour soutenir leurs enfants ; •les leaders communautaires, pour relayer les messages de sensibilisation ; •et les jeunes, pour s’impliquer activement dans la protection de leur cadre de vie.

Bahr El Gazel: Plaidoyer en faveur de la campagne de vaccination contre la polio à Moussoro

En prélude à la campagne de vaccination contre la poliomyélite, la Délégation provinciale de la Santé publique et de la Prévention du Bahr El Gazel a organisé, ce mardi 28 avril 2026, une rencontre de plaidoyer en faveur de ladite campagne. Présidée par le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Bahr El Gazel, Adoum Moustapha Brahimi, cette réunion a vu la participation des responsables sécuritaires, des chefs de services de l’État, des chefs traditionnels et religieux, ainsi que des représentants de la société civile.   Pour le Délégué général Adoum Moustapha Brahimi, l’objectif de cette assise est clair : informer les acteurs sur la tenue de la campagne de vaccination contre la polio, afin de les impliquer davantage dans la sensibilisation des populations à l’adhésion à cette initiative sanitaire. Il a également souligné que le Gouvernement du Tchad, sous la clairvoyance du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, a consenti d’importants investissements, tant financiers qu’humains, pour éradiquer les maladies évitables par la vaccination. De son côté, le représentant du Délégué sanitaire du Bahr El Gazel, Abdelhak Oumar, a présenté les résultats de la précédente campagne de lutte contre la diphtérie et la poliomyélite. Ces résultats ont suscité des échanges parfois vifs entre les participants, notamment l’équipe cadre de la délégation sanitaire et les partenaires tels que l’UNICEF et l’OMS. Parmi les principales préoccupations soulevées figurent la couverture des zones éloignées, l’insuffisance des agents vaccinateurs, la faible implication des chefs traditionnels, ainsi que les difficultés liées à la vaccination des enfants issus des communautés d’éleveurs nomades.

Bongor : le nouveau pont sur le Logone bouleverse l’économie locale entre espoir et inquiétudes

Désormais, le béton et l’acier ont remplacé les traversées autrefois périlleuses en pirogue ou en hors-bord entre Bongor et Yagoua, au Cameroun. Le trafic s’est nettement fluidifié, notamment avec des pics d’affluence le lundi, jour de marché à Bongor, et le jeudi à Yagoua. Pour les conducteurs de moto-taxis, communément appelés « clandomen », le pont représente une véritable opportunité. Les temps d’attente ont disparu, les rotations se sont multipliées et les revenus ont globalement augmenté. « La création de ce pont nous a beaucoup aidés. Toute chose a ses avantages et ses inconvénients. Nous, les clandomen, y trouvons notre compte, mais ce pont détruit aussi les moyens de subsistance de plusieurs personnes », témoigne Dieudonné Zamana Daniel, conducteur tchadien. Certains évoquent également l’émergence de nouvelles activités économiques autour du pont, notamment la vente de thé, de jus, de gâteaux ou d’eau. Un constat fait par Baba Lamdo Hamadou, conducteur camerounais, qui souligne les opportunités offertes aux jeunes des deux rives. Mais à quelques mètres de là, dans les allées du marché de Bongor, l’ambiance est tout autre. Depuis l’ouverture du pont, la fréquentation est en baisse. De nombreux consommateurs préfèrent traverser vers Yagoua, attirés par des prix jugés plus compétitifs. Conséquence directe : les commerçants locaux enregistrent une baisse significative de leur chiffre d’affaires et peinent à faire face aux charges, notamment fiscales. « Le trafic sur le pont fait souffrir le commerce à Bongor. Les gens traversent pour s’approvisionner de l’autre côté. Tous les commerçants se lamentent. Il faut que l’État régule le trafic des marchandises pour sauver le commerce local », alerte Abbass Ilyas. Face à cette situation, les autorités sont appelées à agir. Le Délégué provincial du Ministère du Commerce reconnaît la nécessité de trouver un équilibre entre la protection de l’économie locale et la dynamique d’intégration régionale. « La population doit soutenir les commerçants en achetant sur place à Bongor. De notre côté, nous veillerons à la régulation des prix sur les marchés », assure Assane Amhon Malloum. Désormais, le béton et l’acier ont remplacé les traversées autrefois périlleuses en pirogue ou en hors-bord entre Bongor et Yagoua, au Cameroun. Le trafic s’est nettement fluidifié, notamment avec des pics d’affluence le lundi, jour de marché à Bongor, et le jeudi à Yagoua. Pour les conducteurs de moto-taxis, communément appelés « clandomen », le pont représente une véritable opportunité. Les temps d’attente ont disparu, les rotations se sont multipliées et les revenus ont globalement augmenté. « La création de ce pont nous a beaucoup aidés. Toute chose a ses avantages et ses inconvénients. Nous, les clandomen, y trouvons notre compte, mais ce pont détruit aussi les moyens de subsistance de plusieurs personnes », témoigne Dieudonné Zamana Daniel, conducteur tchadien. Certains évoquent également l’émergence de nouvelles activités économiques autour du pont, notamment la vente de thé, de jus, de gâteaux ou d’eau. Un constat fait par Baba Lamdo Hamadou, conducteur camerounais, qui souligne les opportunités offertes aux jeunes des deux rives. Mais à quelques mètres de là, dans les allées du marché de Bongor, l’ambiance est tout autre. Depuis l’ouverture du pont, la fréquentation est en baisse. De nombreux consommateurs préfèrent traverser vers Yagoua, attirés par des prix jugés plus compétitifs. Conséquence directe : les commerçants locaux enregistrent une baisse significative de leur chiffre d’affaires et peinent à faire face aux charges, notamment fiscales. « Le trafic sur le pont fait souffrir le commerce à Bongor. Les gens traversent pour s’approvisionner de l’autre côté. Tous les commerçants se lamentent. Il faut que l’État régule le trafic des marchandises pour sauver le commerce local », alerte Abbass Ilyas. Face à cette situation, les autorités sont appelées à agir. Le Délégué provincial du Ministère du Commerce reconnaît la nécessité de trouver un équilibre entre la protection de l’économie locale et la dynamique d’intégration régionale. « La population doit soutenir les commerçants en achetant sur place à Bongor. De notre côté, nous veillerons à la régulation des prix sur les marchés », assure Assane Amhon Malloum.

Urgence humanitaire dans l’est du au Tchad : la vie de millions de déplacés en danger faute de financement

La guerre au Soudan continue d’entraîner un afflux massif de réfugiés et de rapatriés vers l’Est du Tchad, aggravant une crise humanitaire déjà préoccupante. Au 23 mars 2026, plus de 916 838 personnes ont trouvé refuge dans le pays, portant le nombre total de déplacés à près de 2,2 millions, dont 87 % sont des femmes et des enfants. Dans un communiqué de presse, l’UNFPA tire la sonnette d’alarme et appelle à l’aide. Cette pression croissante met à rude épreuve un système de santé déjà fragile. Le Tchad enregistre l’un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde, avec 860 décès pour 100 000 naissances vivantes. Parmi les populations déplacées, 68 880 femmes enceintes ont été recensées, avec plus de 91 840 naissances attendues au cours des douze prochains mois. En l’absence de soins obstétricaux de qualité, la vie de nombreuses mères et de leurs nouveau-nés est gravement menacée. Dans ce contexte, les besoins en protection des femmes et des filles deviennent de plus en plus urgents. Nombre d’entre elles, fuyant les violences au Soudan, ont déjà été victimes d’abus et d’agressions sexuelles. Au Tchad, les violences basées sur le genre connaissent une recrudescence, notamment les exploitations sexuelles et les mariages précoces, souvent utilisés comme mécanismes d’adaptation face à la crise. Pour répondre à ces défis, l’UNFPA a mis en place des espaces sûrs et des services intégrés de santé et de protection. Cependant, les contraintes budgétaires ont conduit à la fermeture de 16 espaces en 2025, réduisant considérablement l’accès des survivantes à une prise en charge adéquate. Face à l’urgence, l’organisation intensifie ses interventions en déployant des sages-femmes, des travailleurs sociaux spécialisés, ainsi que des cliniques mobiles et temporaires pour assurer des soins essentiels dans les zones les plus touchées. « L’accouchement n’attend pas la fin des conflits, ni l’arrivée des financements. Il est impératif d’agir immédiatement pour éviter une catastrophe humanitaire », a déclaré Mme Yewande Odia, représentante résidente de l’UNFPA au Tchad, appelant les partenaires à combler rapidement le déficit de financement. L’organisation lance ainsi un appel urgent de 18,7 millions de dollars pour maintenir ses opérations dans les provinces de l’Ennedi Est, du Wadi Fira, du Ouaddaï et du Sila. En 2025, seuls 11 % des fonds nécessaires ont été mobilisés. Sans un soutien accru de la communauté internationale, la santé, la sécurité et la dignité de millions de femmes et de filles resteront gravement compromises.

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Admin mai 2, 2026 0

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